Dans une recherche approfondie et systématique, des astronomes ont étudié un grand nombre d'étoiles naines M, particulièrement celles de type intermédiaire à tardif, pour détecter des planètes qui les entourent. Au total, 8134 de ces étoiles, qui ont été observées par le satellite TESS, ont été analysées à l'aide d'une méthode spécialement conçue. Cette enquête a permis d'identifier 77 candidats planétaires dont la présence a été vérifiée. Les chercheurs ont également évalué l'efficacité de leur méthode de détection en se livrant à des simulations, afin de comprendre la fréquence des planètes en fonction de différents facteurs tels que leur période orbitale, le niveau d'ensoleillement et leur taille.
Les résultats de cette étude révèlent que, en moyenne, chaque étoile de type M héberge environ 1,10 planètes de plus de la taille de la Terre, qui orbitent à une distance relativement proche (dans les 30 jours). Ce chiffre correspond à ce que l'on a observé autour des étoiles M plus précoces, ce qui souligne que les naines M sont de brillants hôtes pour les petites planètes en orbite rapprochée. Contrairement aux populations de planètes autour des étoiles de type FGK et des naines M plus précoces, qui montrent une distribution bimodale des tailles des planètes, les planètes autour des naines M de type intermédiaire à tardif présentent une distribution unimodale, avec un pic proche de 1,25 fois le rayon de la Terre.
Les chercheurs ont également découvert qu'il y a environ 0,95 super-Terres et 0,15 sous-Neptune par étoile observée, ce qui suggère que les super-Terres sont largement plus nombreuses que les sous-Neptunes, avec un rapport de 5,5 à 1. Cela indique que la zone de vide des tailles de planètes, souvent observée autour des étoiles de plus forte masse, disparaît chez les étoiles M de faible masse. Ces résultats sont en accord avec des modèles qui prédisent que les galaxies à faible masse, telles que les naines M, accueillent principalement des planètes riches en eau. De plus, aucune planète de type "Jupiter chaud" n’a été détectée dans cette étude, avec un maximum estimé de 0,012 de ces géantes gazeuses par étoile dans les 10 jours d’orbite. Ces découvertes ouvrent de nouvelles voies pour comprendre la diversité des systèmes planétaires et la nature des mondes qui pourraient être présents autour des étoiles de faible masse.
Retrouvez l'article scientifique au complet (en anglais) ici : TESS Planet Occurrence Rates Reveal the Disappearance of the Radius Valley Around Mid-to-Late M Dwarfs
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