Le projet Astrometric Reconnaissance of Exoplanetary Systems (ARES) a récemment présenté ses premières découvertes sur la validation et la caractérisation des exoplanètes candidates situées dans des systèmes stellaires voisins, en utilisant des données du télescope spatial Hubble (HST). Ce premier rapport se concentre sur Proxima Centauri, l'étoile la plus proche du système solaire, et exploite à la fois des archives et des observations récentes du HST en mode d’imagerie ponctuelle. Les chercheurs ont amélioré la calibration des distorsions géométriques du détecteur HST et ont mis au point une méthodologie robuste pour extraire des paramètres astrométriques de haute précision, en combinant les mesures du HST avec le catalogue Gaia DR3, qui est une base de données massive d’étoiles et de leurs caractéristiques.
À partir des données collectées, l’équipe a pu déterminer la position de Proxima Centauri ainsi que son mouvement propre et sa parallaxe, avec un niveau d’incertitude très faible. En effet, les résultats sont cohérents avec les mesures fournies par Gaia, une mission qui a révolutionné notre compréhension des étoiles proches. En analysant les anomalies de mouvement propre qui pourraient indiquer la présence d'un exoplanète candidate, nommée Proxima c, les chercheurs ont effectué des calculs basés sur des orbites supposées circulaires. Bien qu'ils aient obtenu une estimation de la masse de cette exoplanète qui semble compatible avec les contraintes observées par la méthode de la vitesse radiale, les incertitudes restent assez importantes pour l’instant.
Ces résultats posent les bases de la prochaine étape du projet ARES, qui prévoit d'utiliser les observations à balayage spatial du HST pour augmenter la précision astrométrique à quelques dizaines de microsecondes d’arc. Ce niveau de précision pourrait non seulement confirmer l'existence d’exoplanètes telle que Proxima c, mais aussi permettre une recherche directe de signes astrométriques de compagnons de faible masse autour de Proxima Centauri et d'autres étoiles proches. Cela pourrait nous rapprocher encore davantage de la compréhension de la formation des systèmes planétaires voisins et de la diversité des exoplanètes qui les composent. En résumé, le projet ARES démontre que l'astronomie moderne, soutenue par des technologies avancées comme celles du HST, continue de s'enrichir et d'approfondir notre connaissance des mystères de l'univers, notamment à propos des mondes en dehors de notre système solaire.
Retrouvez l'article scientifique au complet (en anglais) ici : Astrometric Reconnaissance of Exoplanetary Systems (ARES). I. Methodology validation with HST point-source images of Proxima Centauri
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