WASP-52 b est une exoplanète de type "hot Jupiter" dont l'atmosphère semble échapper à sa surface, la plaçant dans ce qu'on appelle le désert des Neptune chauds. Des études antérieures ont mis en évidence une absorption de l’hélium triplet à des longueurs d'onde précises, avec des valeurs variant de 1,5 % à 5,5 %, tout en ne montrant pas de décalage vers le bleu par rapport à la position stabilisée de la planète. Ce détail est intéressant car il la distingue d'autres exoplanètes dont l'atmosphère est en fuite. Le but de cette recherche récente est d'explorer plus en profondeur la façon dont le matériel s'échappe de WASP-52 b et si ce flux prend une forme spécifique, semblable à des structures observées sur d'autres exoplanètes, comme HAT-P-67 b et HAT-P-32 b.
Les chercheurs ont utilisé des spectres de haute résolution obtenus grâce à des instruments comme CRIRES+ et CARMENES, abordant une plage de phase orbitale plus large que les études précédentes. En analysant la ligne de l'hélium à 10833 Angströms comme indicateur de l'évasion atmosphérique, ils ont cherché une absorption allongée au-delà des transits. Les simulations hydrodynamiques en trois dimensions ont également été employées pour considérer des morphologies possibles d’échappement, offrant une vision plus complète des dynamiques en jeu. Il s'avère que, malgré des modélisations prometteuses, la ligne d'hélium ne montre pas de preuve solide de matériel planétaire dans les phases orbitales observées. Les simulations suggèrent cependant qu’une telle structure pourrait bien exister mais rester sous les limites de détection actuelles.
L’étude conclut que le flux atmosphérique de WASP-52 b peut être classé selon un paramètre d'évasion hydrodynamique intermédiaire. Cela signifie qu'il se situe dans une zone de transition entre des flux froids, qui prennent une forme de flux en streaming, et des flux chauds, qui se caractérisent par une prolongation en forme de queue. Fait intéressant, l'absence de décalage détectable vers le bleu dans la ligne d'hélium pendant le transit suggère qu'il n'y a pas de forte anisotropie entre le jour et la nuit de la planète, ce qui pourrait indiquer une dynamique atmosphérique plus complexe qu'initialement envisagée. Ces découvertes augmentent notre compréhension des atmosphères des exoplanètes et des processus qui gouvernent leur évolution.
Retrouvez l'article scientifique au complet (en anglais) ici : Probing the extent of WASP-52 b's atmosphere. High-resolution observations and 3D modeling insights
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