La découverte d'exoplanètes ne cesse de fasciner les astronomes, et avec l'augmentation de la diversité de ces mondes, il est essentiel de revoir notre compréhension de ce qui rend une planète potentiellement habitable. Dans ce contexte, une nouvelle définition de la zone habitable, ou zone tempérée, a été proposée. Cette étendue comprend désormais des mondes qui reçoivent un flux d'instellation comparable à celui que nous recevons sur Terre, élargissant ainsi le champ des possibles pour la recherche de la vie au-delà de notre système solaire. En définissant cette zone comme un intervalle de flux entre 0.1 et 5 fois celui de la Terre, les astronomes peuvent élargir le catalogue des planètes sur lesquelles la vie pourrait exister.
Le projet TEMPOS a été mis en place pour cataloguer les propriétés des planètes tempérées orbitant autour des étoiles naines M, qui sont souvent plus froides que notre soleil. Récemment, deux planètes ont été découvertes dans cette zone tempérée, TOI-6716 b et TOI-7384 b. La première est un monde similaire à la Terre avec un rayon presque équivalent, tandis que la seconde est beaucoup plus grande, presque trois fois la taille de notre planète. Ces deux exoplanètes gravitent autour d'étoiles de type M, qui sont des naines rouges relativement froides. Les mesures obtenues sur le rayon des planètes sont précises, respectivement à 6.8 % et 5.9 %, ce qui donne aux astronomes des données solides pour évaluer leur potentiel d'habitabilité.
Une particularité de ces deux planètes est leur position près de la limite intérieure de la zone tempérée, avec des flux d'instellation qui indiquent qu'elles subissent une chaleur relativement intense. Par exemple, TOI-6716 b reçoit un flux d'instellation d'environ 4.4 fois celui de la Terre, ce qui pourrait influencer la présence d'une éventuelle atmosphère. Avec des caractéristiques déjà intrigantes, TOI-6716 b pourrait être un excellent candidat pour l'observation par le télescope spatial James Webb, surtout si cette planète a su conserver son atmosphère. En somme, ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche d'autres mondes potentiellement habités et soulignent l'importance d'étudier la diversité des exoplanètes pour comprendre les conditions de vie ailleurs dans l'univers.
Retrouvez l'article scientifique au complet (en anglais) ici : Two temperate Earth- and Neptune-sized planets orbiting fully convective M dwarfs
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