L'univers des trous noirs primordiaux (PBH), ces mystérieuses entités nées des fluctuations énergétiques de l'univers primordial, intrigue de nombreux passionnés d'astronomie. Ces objets, bien que trop petits pour être détectés directement, pourraient avoir une masse comparable à celle des planètes. L'idée est que si ces PBH sont attirés par des étoiles, ils pourraient alors influencer le mouvement de celles-ci. En se servant de la méthode de la vitesse radiale, qui détecte les petites oscillations d'une étoile causées par la gravité d'un objet massif invisible, les astronomes cherchent des signes de leur présence à travers des données collectées par différents projets d'observation.
Dans cette étude, des données issues de méthodes de vitesse radiale et de micro-lentilles gravitationnelles ont été examiné, en excluant certains candidats exoplanétaires qui avaient été détectés par des méthodes d'imagerie directe ou de transit. Ces méthodes montrent des caractéristiques physiques typiques des planètes, et donc, en les écartant, il a été possible de cibler des objets qui pourraient potentiellement être des trous noirs primordiaux. Parmi ces objets ont été identifié Kepler-21 Ac, HD 219134 f, Gliese 686 b, HR 5183 b, HD 20794 e et Wolf 1061 d. Tous ces candidats ont été repérés via la méthode de la vitesse radiale, et leur taille n'a jamais été mesurée directement, ce qui renforce l'hypothèse qu'ils pourraient ne pas être des planètes classiques...
De plus, les chercheurs ont exploré des phénomènes de micro-lentille gravitationnelle comme MOA 2009-BLG-387L et OGLE-2016-BLG-1540, qui représentent également des pistes intéressantes dans la quête de ces trous noirs primordiaux. Bien que cette liste soit loin d'être exhaustive, ces objets semblent prometteurs pour des recherches futures. En se concentrant sur des analyses d'imagerie plus poussées, qui pourraient mettre en avant des signaux de dimensions planétaires comme des traces d'évaporation atmosphérique, les astronomes espèrent affiner leurs recherches et déterminer lesquels de ces candidats sont réellement des exoplanètes ou bien des trous noirs primordiaux. Cela soulève des questions fascinantes sur la nature de l'univers et sa composition, enrichissant ainsi notre compréhension de ces phénomènes captivants.
Retrouvez l'article scientifique au complet (en anglais) ici : Probing for primordial black hole candidates in exoplanet search data
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